L'économie
des Emirats
L'économie des Émirats arabes unis,
largement excédentaire, est étroitement liée à l’industrie du pétrole
et du gaz naturel qui représentent un tiers du Produit Intérieur Brut
(PIB). En 2005, les Émirats arabes unis s’établissaient comme le
troisième producteur de pétrole dans le golfe Persique après l'Arabie
saoudite et l'Iran. Le pays développe en parallèle ses industries
chimiques/ pétrochimiques, métallurgiques ainsi que ses activités de
chantiers navals et de services portuaires.
Depuis l'indépendance en 1971, les Émirats arabes unis sont passés d'un
niveau de vie très bas au quatrième PIB par habitant au niveau mondial
(43 400 $US en 2005). Mais ce chiffre cache de grandes disparités au
sein de la population, surtout entre les émiratis et les immigrés.
Ces dernières années, du fait de l’épuisement des réserves pétrolières,
le gouvernement a cherché à diversifier ses sources de revenus et à
diminuer sa dépendance à l'égard du secteur des énergies fossiles.
Outre de nombreux investissements au capital d’importantes sociétés
occidentales, cette diversification se caractérise notamment par le
développement de l’industrie touristique centrée sur les côtes, le
désert ou encore les complexes sportifs.
Son succès touristique ainsi que d’autres facteurs (prix modérés des
biens de consommation, températures élevées durant la majeure partie de
l'année, projets touristiques pharaoniques, développement massif du
secteur financier…) lui valent le surnom de Hong-Kong du Moyen-Orient.
Dans la même veine, le climat économique est celui de la
libre-entreprise (hors secteur foncier) et du marché libre puisqu’aucun
impôt sur les sociétés ou les revenus n’est à acquitter, pas de
contrôle des changes, pas de barrière douanière ou de restriction à
l'importation... Les investisseurs étrangers, sans cesse plus nombreux,
se voient très bien accueillis, notamment à Dubaï.
Les principaux partenaires commerciaux sont sans surprise le Japon, la
Chine, les États-Unis et l’Union européenne.
